CONTENTS
- 1. Loi pénale militaire | Cas réel d’un client soupçonné d’injure envers un supérieur

- - Éléments constitutifs de l’injure envers un supérieur
- - Critères de sanction en cas d’infraction à la Loi pénale militaire
- 2. Loi pénale militaire | Stratégie de défense relative à la sanction

- - Comment faut-il réagir ?
- 3. Loi pénale militaire | Résultat de l’assistance : peine ferme évitée et ajournement du prononcé de la peine

1. Loi pénale militaire | Cas réel d’un client soupçonné d’injure envers un supérieur
Le client soupçonné d’avoir enfreint la Loi pénale militaire était un militaire qui servait comme mécanicien chargé de l’entretien.
Mécontent d’une plaisanterie faite par un sergent qui était son supérieur et lui en tenant rancune, le client l’a publiquement insulté devant d’autres soldats du même quartier de vie.
Par la suite, dans le quartier de vie de la batterie, il a affirmé que son chef de groupe avait des mœurs sexuelles dissolues et a continué à tenir des propos insultants envers un autre supérieur en présence de plusieurs personnes.
À la suite de cette série d’actes, le client a été poursuivi pour l’infraction d’injure envers un supérieur prévue par la Loi pénale militaire. Cette infraction n’étant passible que d’une peine d’emprisonnement avec ou sans travail, il risquait une peine privative de liberté ferme.

Éléments constitutifs de l’injure envers un supérieur
L’injure envers un supérieur est une infraction susceptible d’être constituée lorsqu’un militaire adresse à un supérieur des paroles ou adopte un comportement irrespectueux ou insultant.
Ses éléments constitutifs sont les suivants.
① À l’encontre d’un supérieur
② Tenir des propos ou adopter un comportement insultant portant atteinte à sa considération sociale
Critères de sanction en cas d’infraction à la Loi pénale militaire
L’infraction d’injure envers un supérieur est sanctionnée conformément à l’article 64 de la Loi pénale militaire de la République de Corée.
Acte | Niveau de la sanction |
Injure proférée en présence du supérieur | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail de 2 ans au plus |
Injure envers un supérieur commise par la présentation publique d’un écrit, d’un dessin ou d’une effigie, par un discours, ou par tout autre moyen public | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail de 3 ans au plus |
Atteinte publique à l’honneur du supérieur par l’allégation de faits | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail de 3 ans au plus |
Atteinte publique à l’honneur du supérieur par l’allégation de faits mensongers | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail de 5 ans au plus |
2. Loi pénale militaire | Stratégie de défense relative à la sanction
Dans les affaires d’injure envers un supérieur relevant de la Loi pénale militaire, le niveau de la sanction dépend davantage de la manière dont les circonstances favorables sont présentées de façon convaincante au stade de la détermination de la peine que d’une simple contestation des faits.
1. Préparation des pièces relatives à la détermination de la peine pour établir l’absence d’antécédents et le repentir
Afin de souligner que le client n’avait aucun antécédent de sanction pénale et regrettait profondément les faits, l’avocat intervenant en matière pénale militaire a présenté de manière structurée une lettre de repentir, des pétitions et des évaluations professionnelles.
Il a insisté sur le caractère fortuit des faits et sur le fait qu’ils résultaient d’une réaction émotionnelle afin de mettre en avant les perspectives de réhabilitation du client.
2. Accord avec les victimes et consignation
Par des échanges directs avec les victimes, l’avocat intervenant en matière pénale militaire a confirmé que certaines d’entre elles ne souhaitaient pas que le client soit sanctionné. Pour les autres victimes, une consignation a été effectuée afin de témoigner de sa sincérité.
Il a ainsi expliqué au tribunal que le client ne s’était pas limité à exprimer des regrets, mais avait également pris des mesures concrètes après les faits.
3. Élaboration et présentation d’une stratégie visant l’ajournement du prononcé de la peine
Compte tenu de la particularité de l’infraction d’injure envers un supérieur, pour laquelle aucune peine d’amende ne peut être prononcée, l’avocat intervenant en matière pénale militaire a élaboré une stratégie visant à réduire les conséquences futures pour le client au moyen d’un ajournement du prononcé de la peine.
Il a soutenu devant le tribunal qu’il était préférable de lui donner l’occasion de réfléchir à ses actes plutôt que de prononcer une peine ferme.
Comment faut-il réagir ?
L’infraction d’injure envers un supérieur ne peut pas être sanctionnée par une amende et relève des infractions graves prévues par la Loi pénale militaire, puisqu’elle peut notamment donner lieu à une peine ferme.
Il est donc très important de réagir dès le début de l’affaire.
L’attitude adoptée lors des déclarations au stade de l’enquête, la préparation d’une lettre de repentir et de pétitions, ainsi que les démarches visant à conclure un accord amiable avec la victime peuvent toutes avoir une incidence importante sur la détermination de la peine.
Il importe surtout de définir correctement l’orientation de l’affaire à un stade précoce avec l’assistance d’un avocat intervenant en matière pénale militaire.
3. Loi pénale militaire | Résultat de l’assistance : peine ferme évitée et ajournement du prononcé de la peine
À l’issue de l’affaire relevant de la Loi pénale militaire,
le tribunal a pris en considération le caractère émotionnel et fortuit des propos du client, l’exécution de bonne foi des accords conclus avec les victimes et des consignations, ainsi que l’absence d’antécédents. Il n’a pas prononcé de peine d’emprisonnement et a décidé un « ajournement du prononcé de la peine ».
L’affaire a ainsi pu être close sans peine ferme ni sursis à l’exécution de la peine, ce qui a permis de réduire les conséquences sur le retour du client à la vie civile et sur son parcours professionnel après sa démobilisation.
Une affaire pénale militaire peut, même lorsqu’elle résulte d’une erreur ponctuelle ou d’un malentendu, entraîner de lourdes conséquences, notamment une peine ferme, des difficultés liées à la démobilisation ou une sanction disciplinaire.
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Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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