CONTENTS
- 1. Client mis en cause pour injure envers un supérieur

- - Circonstances de l’affaire
- 2. Stratégie de défense contre la sanction pour injure envers un supérieur

- - Examen des conditions de l’ajournement du prononcé de la peine
- - Analyse de la jurisprudence pertinente
- - Accord avec la victime
- 3. Issue de l’affaire d’injure envers un supérieur : « ajournement du prononcé de la peine »

- - FAQ sur le droit pénal militaire
- 4. Éléments constitutifs de l’injure envers un supérieur

- - Peines encourues
- - Si l’assistance d’un professionnel est nécessaire
1. Client mis en cause pour injure envers un supérieur
Le client mis en cause pour injure envers un supérieur avait proféré de graves insultes à l’encontre de celui-ci et risquait une sanction. Avec l’assistance de l’avocat spécialisé en droit pénal militaire, il a cependant bénéficié d’un ajournement du prononcé de la peine.
L’ajournement du prononcé de la peine est un mécanisme par lequel, bien que la culpabilité soit reconnue, la peine n’est pas prononcée si certaines conditions sont respectées pendant une période déterminée.
Le client a ainsi pu clore l’affaire sans subir de sanction ni conserver d’antécédent pénal.
Circonstances de l’affaire
Le client éprouvait du ressentiment envers A, son supérieur avec lequel il entretenait habituellement de mauvaises relations, car il estimait que celui-ci faisait preuve de discrimination à son égard et envers ses camarades militaires.
Par la suite, il a perdu la maîtrise de ses émotions devant plusieurs personnes et a proféré de graves insultes à l’encontre de A. Il a alors fait l’objet d’une enquête des services juridiques militaires pour avoir publiquement injurié son supérieur.
Craignant une sanction, le client a sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en droit pénal militaire dans cette affaire d’injure envers un supérieur.

2. Stratégie de défense contre la sanction pour injure envers un supérieur
L’avocat spécialisé en droit pénal militaire a déterminé les questions suivantes afin qu’un ajournement du prononcé de la peine puisse être sollicité pour le client.
La principale question consistait à déterminer s’il existait des circonstances susceptibles d’être prises en considération pour un ajournement du prononcé de la peine, notamment l’âge du client, l’absence d’antécédents et le caractère consciencieux de son service militaire.
Une stratégie de défense fondée sur ces éléments a été élaborée afin d’assister le client.
Examen des conditions de l’ajournement du prononcé de la peine
L’avocat spécialisé en droit pénal militaire a assisté le client en expliquant, sur le fondement de l’article 59 de la Loi pénale de la République de Corée, qu’un ajournement du prononcé de la peine pouvait être envisagé lorsque certaines circonstances étaient réunies.
Le client avait eu tort de tenir des propos inappropriés à son supérieur. Il a néanmoins été souligné qu’au regard des éléments suivants, il était raisonnablement permis de penser qu’il ne commettrait pas de nouveau la même faute même si aucune peine n’était prononcée.
- Le client était jeune et avait accompli consciencieusement son service militaire
- Il n’avait aucun antécédent
Analyse de la jurisprudence pertinente
L’avocat spécialisé en droit pénal militaire a examiné des décisions dans lesquelles le prononcé de la peine avait été ajourné dans des circonstances similaires à celles du client.
Tribunal de district de Busan de la République de Corée 2021고단907 : bien que la personne poursuivie ait tenu des propos insultants à son supérieur, le tribunal a tenu compte de l’accomplissement consciencieux de son service militaire et du faible risque de récidive pour ajourner le prononcé de la peine.
L’avocat spécialisé en droit pénal militaire a donc souligné qu’un ajournement du prononcé de la peine pouvait être envisagé au regard de la situation particulière du client et de la sincérité de son repentir.
Accord avec la victime
Avec l’aide de l’avocat spécialisé en droit pénal militaire, le client a préparé un accord avec A et engagé une procédure de consignation.
L’avocat a facilité les échanges au cours du processus d’accord, expliqué comment déterminer le montant à consigner et indiqué les modalités de dépôt afin que la procédure puisse se dérouler correctement.
Il a ainsi été souligné que A avait indiqué ne pas souhaiter que le client soit sanctionné, puis avait rédigé et déposé l’accord auprès du tribunal.
3. Issue de l’affaire d’injure envers un supérieur : « ajournement du prononcé de la peine »

À la suite de l’assistance juridique reçue et de l’accord amiable conclu avec la victime, le client a présenté des éléments démontrant son repentir et le faible risque de récidive. Il a ainsi bénéficié d’un ajournement du prononcé de la peine.
Satisfait de cette issue, le client a exprimé sa reconnaissance en déclarant : « Grâce à votre aide, Maître, l’affaire s’est réglée dans de bonnes conditions. »
FAQ sur le droit pénal militaire
A. L’infraction d’injure envers un supérieur vise les actes commis contre un supérieur au sein des forces armées. À la différence de l’infraction générale d’injure, la peine encourue est plus élevée afin de protéger l’ordre militaire et l’autorité des supérieurs.Q. Quelle est la différence entre l’infraction d’injure envers un supérieur et l’infraction générale d’injure ?
Compte tenu des particularités du milieu militaire, les faits peuvent également faire l’objet d’une appréciation plus stricte au cours de l’enquête et du procès.
A. L’infraction d’injure envers un supérieur n’étant pas poursuivie uniquement sur plainte de la victime, la conclusion d’un accord avec celle-ci n’entraîne pas automatiquement une exemption de sanction.Q. Un accord avec la victime entraîne-t-il une exemption de sanction en cas d’injure envers un supérieur ?
Toutefois, si la victime indique ne pas souhaiter de sanction et dépose l’accord auprès du tribunal, la formation de jugement peut en tenir compte pour décider notamment d’une réduction de la peine ou d’un ajournement de son prononcé.
4. Éléments constitutifs de l’injure envers un supérieur

L’infraction d’injure envers un supérieur peut être constituée lorsqu’un militaire tient des propos ou adopte un comportement irrespectueux ou insultant envers son supérieur.
Ses éléments constitutifs sont les suivants.
② Propos ou comportement insultant portant atteinte à sa considération sociale
Peines encourues
L’injure envers un supérieur peut être punie des peines suivantes en vertu de l’article 64 de la Loi pénale militaire de la République de Corée.
La peine encourue étant plus lourde que pour l’infraction générale d’injure, il convient d’examiner les faits dès le début de la procédure.
Acte | Peine encourue |
Injure commise en présence du supérieur | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail pouvant aller jusqu’à 2 ans |
Injure envers un supérieur par la présentation publique d’un écrit, d’un dessin ou d’une effigie, par un discours, ou par tout autre moyen public | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail pouvant aller jusqu’à 3 ans |
Atteinte à l’honneur d’un supérieur par l’allégation publique de faits | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail pouvant aller jusqu’à 3 ans |
Atteinte à l’honneur d’un supérieur par l’allégation publique de faits mensongers | Peine d’emprisonnement avec ou sans travail pouvant aller jusqu’à 5 ans |
Si l’assistance d’un professionnel est nécessaire
Le Cabinet d’avocats Daeryun compte plusieurs avocats qui traitent des affaires pénales militaires.
Ils examinent les circonstances propres à chaque affaire et les règles internes aux forces armées afin de définir la stratégie juridique applicable.
En cas d’implication dans une affaire d’injure envers un supérieur, il est possible de solliciter l’assistance du Cabinet d’avocats Daeryun au moyen de la 🔗réservation d’une consultation juridique.

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