CONTENTS
- 1. Peine encourue pour violences physiques | Origine de l’affaire

- - Un conflit conjugal ayant conduit au dépôt d’une plainte
- 2. Peine encourue pour violences physiques | Stratégie de défense de l’avocat

- - Reconstitution des circonstances à partir des déclarations du client
- - Contestation intégrale des accusations de violences physiques
- - Mise en évidence de l’insuffisance des preuves de maltraitance d’enfant
- - Accord facilité et déclaration écrite de non-volonté de sanction
- 3. Peine encourue pour violences physiques | Décision de la juridiction : « rejet de l’action publique pour vice de procédure »

- 4. Peine encourue pour violences physiques | Points à prendre en considération

- - Peine encourue pour violences physiques et signification de la déclaration de non-volonté de sanction
- - Importance de l’accord pour une infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites
1. Peine encourue pour violences physiques | Origine de l’affaire
Le client, qui souhaitait connaître la peine encourue pour violences physiques, a expliqué que son épouse avait déposé plainte contre lui pour cette infraction à la suite d’un conflit conjugal mineur auquel il n’avait pas accordé une grande importance.
Lorsqu’un conflit familial conduit à des accusations de violences physiques, voire de maltraitance d’enfant, le risque de sanction pénale augmente et la peine encourue doit être prise en considération. L’avocat intervenant en matière de violences physiques a donc examiné en détail la situation avec le client.

Un conflit conjugal ayant conduit au dépôt d’une plainte
Le client, dont les conflits conjugaux étaient fréquents, a fait l’objet d’une plainte pour violences physiques au motif qu’il aurait, à plusieurs reprises, jeté des objets lors de leurs disputes.
Son épouse a affirmé que le client l’avait insultée et avait jeté des objets. Elle a également soutenu que, ces actes ayant été commis devant leur enfant mineur, ils avaient nui au développement affectif de celui-ci et constituaient aussi une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance de la République de Corée (maltraitance d’enfant).
2. Peine encourue pour violences physiques | Stratégie de défense de l’avocat
L’avocat a relevé que, si les « jets d’objets » mentionnés dans la plainte étaient avérés, ils pouvaient donner lieu à une sanction pénale. L’application supplémentaire d’une accusation de maltraitance d’enfant pouvait exposer le client à une sanction plus lourde.
En effet, l’infraction de violences physiques ne suppose pas nécessairement un contact corporel direct. Elle peut également être constituée lorsqu’une force physique est exercée à l’encontre d’autrui de manière à susciter chez cette personne un sentiment de peur.
Reconstitution des circonstances à partir des déclarations du client
L’avocat a tout d’abord reconstitué précisément les circonstances de l’affaire lors d’un entretien approfondi avec le client portant sur la peine encourue pour violences physiques.
Le client a ainsi pu se souvenir que certains faits exposés dans la plainte avaient été exagérés ou déformés.
Il a constamment déclaré qu’il n’avait pas jeté d’objet en direction de son épouse, mais qu’il avait seulement posé brutalement un objet à un autre endroit sous le coup de l’émotion.
Contestation intégrale des accusations de violences physiques
À partir des faits dont le client se souvenait, l’avocat a élaboré une stratégie de défense consistant à contester intégralement les accusations de violences physiques mentionnées dans la plainte.
Il a également soutenu qu’il serait injustifié qu’un comportement émotionnel survenu dans le cadre d’un conflit conjugal conduise à une sanction pénale et qu’il était difficile d’établir l’intention de commettre des violences ou l’exercice d’une force physique.
Mise en évidence de l’insuffisance des preuves de maltraitance d’enfant
L’avocat a également souligné l’insuffisance des preuves objectives concernant l’accusation de maltraitance d’enfant formulée par l’épouse au motif que ce comportement s’était produit devant leur enfant.
Les arguments de l’avocat ayant été retenus, le client a obtenu, pour l’accusation de maltraitance d’enfant, une décision de ne pas prononcer de mesure de protection en raison de l’insuffisance des preuves.
Accord facilité et déclaration écrite de non-volonté de sanction
Par ailleurs, compte tenu du fait que le client et son épouse étaient toujours mariés, l’avocat a estimé qu’un règlement amiable constituerait une solution plus réaliste et favorable au client qu’une procédure allant jusqu’au jugement du tribunal.
L’avocat leur a donc apporté son assistance afin d’atténuer leur opposition émotionnelle et de favoriser un accord raisonnable.
Bien que le client et son épouse fussent mariés, une rencontre directe risquait d’aggraver leur conflit émotionnel. L’avocat intervenant en matière de violences physiques a donc facilité l’accord en transmettant et en expliquant précisément les propositions de médiation.
Le client a finalement décidé de verser une somme transactionnelle à son épouse. Celle-ci l’a acceptée et a déposé une déclaration écrite indiquant qu’elle ne souhaitait pas que son époux fasse l’objet d’une sanction.
3. Peine encourue pour violences physiques | Décision de la juridiction : « rejet de l’action publique pour vice de procédure »
Après le dépôt auprès de la juridiction coréenne de l’accord exprimant la volonté de l’épouse de ne pas demander de sanction, la juridiction a considéré que l’action publique ne pouvait pas être maintenue contre la volonté de la victime et a prononcé un « rejet de l’action publique pour vice de procédure ».
Le rejet de l’action publique pour vice de procédure désigne la clôture du procès avant toute décision sur la constitution de l’infraction, au motif que l’exercice de l’action publique est irrégulier ou qu’une condition procédurale fait défaut.
Fondement juridique | Motifs de rejet de l’action publique |
| Article 327 de la Loi de procédure pénale de la République de Corée | Dans les cas suivants, le tribunal doit prononcer par jugement le rejet de l’action publique.
1. Lorsqu’il n’existe aucune compétence juridictionnelle à l’égard de la personne poursuivie |
N’étant plus exposé au risque d’une lourde peine pour violences physiques, le client a remercié l’avocat et indiqué que son épouse et lui avaient décidé de faire des efforts mutuels afin de poursuivre leur relation conjugale dans de bonnes conditions grâce au dialogue.
4. Peine encourue pour violences physiques | Points à prendre en considération
En droit coréen, lorsque l’infraction de violences physiques est établie, elle est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 2 ans au plus, d’une amende pénale de 5 000 000 wons sud-coréens au plus, d’une détention de courte durée ou d’une petite amende pénale.
Toutefois, cette infraction est non punissable si la victime s’oppose aux poursuites. Lorsque la victime ne souhaite pas que l’auteur soit puni, celui-ci peut donc ne pas faire l’objet d’une sanction pénale.
Peine encourue pour violences physiques et signification de la déclaration de non-volonté de sanction
Une déclaration écrite de non-volonté de sanction est un document par lequel la victime indique par écrit qu’elle ne souhaite pas que la personne mise en cause fasse l’objet d’une sanction pénale.
La victime peut remettre ce document à l’autorité d’enquête coréenne afin d’exprimer juridiquement sa volonté de ne pas demander de sanction pénale.
Lorsqu’une telle déclaration est déposée dans les conditions prévues par le droit coréen, l’infraction de violences physiques ne peut pas donner lieu à une sanction. Le risque lié à la peine encourue pour cette infraction est ainsi écarté.
Importance de l’accord pour une infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites
Une infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites ne permet pas de sanctionner l’auteur lorsque la victime ne souhaite pas qu’il soit puni.
Le dépôt, à la suite d’un accord, d’une déclaration écrite de non-volonté de sanction constitue donc un élément particulièrement important dans les affaires de violences physiques.
En effet, un accord peut empêcher toute sanction pour ce type d’infraction, tandis que l’absence d’accord accroît le risque de sanction pénale, même lorsque le préjudice est mineur.
Même lorsque les parties entretenaient une relation étroite, la négociation directe d’un accord peut aggraver leur conflit émotionnel et comporter des risques importants.
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Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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