CONTENTS
- 1. Dirigeant de H poursuivi pour infraction à la législation environnementale

- - H condamnée en première instance à une peine d’emprisonnement avec travail pour infraction présumée à la Loi sur la conservation de l’environnement aquatique
- 2. G a enfreint la législation environnementale à 14 reprises en 5 ans

- - Cas d’infractions à la législation commises par G
- 3. Enseignements à tirer des cas d’infractions à la législation environnementale

1. Dirigeant de H poursuivi pour infraction à la législation environnementale

L’ancien représentant légal et directeur général de la société privée de raffinage H, poursuivi pour infraction à la législation environnementale, a été condamné en première instance à un an et six mois d’emprisonnement avec travail.
La personne morale poursuivie pour avoir rejeté des eaux usées a été condamnée à une amende pénale de 50 millions de wons sud-coréens.
H a immédiatement interjeté appel dans l’affaire concernant l’infraction à la Loi sur la conservation de l’environnement aquatique de la République de Corée.
H condamnée en première instance à une peine d’emprisonnement avec travail pour infraction présumée à la Loi sur la conservation de l’environnement aquatique
H a été poursuivie pour avoir rejeté, sans traitement approprié, environ 2,76 millions de tonnes d’eaux usées contenant du phénol dans son usine D, située dans la province du Chungcheong du Sud, entre octobre 2016 et octobre 2022.
La concentration de phénol dans les eaux usées était de 2,5 mg/L, soit un niveau supérieur à la limite légale autorisée de 1 mg/L.
H soutenait qu’elle ne pouvait pas être sanctionnée, car elle avait utilisé les eaux usées comme eau de refroidissement dans des installations de lavage des gaz, mais la juridiction n’a pas retenu cet argument.
Il a notamment été établi que, parmi les eaux usées produites dans l’usine D, H avait envoyé 330 000 tonnes vers l’usine d’une filiale afin qu’elles servent d’eau de refroidissement dans des installations de lavage des gaz, et 1,13 million de tonnes vers l’usine d’une autre filiale afin qu’elles soient utilisées dans une installation de dessalage du pétrole brut.
Il lui était également reproché d’avoir, entre juin 2017 et octobre 2022, évaporé et rejeté dans l’atmosphère 1,3 million de tonnes d’eaux usées par les cheminées de son usine, sans installation de prévention.
La formation de jugement a estimé que H avait commis ces actes afin d’économiser les 45 milliards de wons sud-coréens nécessaires à la construction d’une nouvelle station de traitement des eaux usées ainsi que les coûts d’approvisionnement en eau industrielle de ses filiales.
Le Tribunal central du district de Séoul de la République de Corée, qui a examiné l’affaire en première instance, a considéré que H avait commis des infractions de manière organisée et planifiée afin de réduire ses coûts. Il a jugé que « si une installation permettant de rejeter des eaux usées sans passer par des équipements de prévention a été mise en place, elle est passible de sanctions indépendamment de la survenance effective d’une pollution environnementale ».
La formation de jugement a condamné les 3 dirigeants anciens et actuels également poursuivis à des peines allant de 9 mois à 1 an et 2 mois d’emprisonnement avec travail, et a infligé à la personne morale H une amende pénale de 50 millions de wons sud-coréens.
En 2023, H avait déjà reçu notification de l’intention de lui infliger une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum de 150,9 milliards de wons sud-coréens pour avoir rejeté des eaux usées contenant du phénol à une concentration supérieure à la limite autorisée.
Dispositions relatives à la Loi sur la conservation de l’environnement aquatique
Selon cette loi, lorsqu’une personne exploitant des installations de rejet et des équipements de prévention rejette des polluants aquatiques dépassant les limites autorisées, une suspension de l’exploitation, le retrait de l’autorisation d’installation ou la fermeture peuvent être ordonnés.
Lorsque la suspension de l’exploitation risque de porter une atteinte significative à l’intérêt général, notamment en matière de crédit, d’emploi ou de prix, une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum correspondant à 5 % du chiffre d’affaires peut être infligée en remplacement de cette suspension.
Le chef d’entreprise et l’exploitant peuvent également être condamnés à une peine maximale de 5 ans d’emprisonnement avec travail ou à une amende pénale maximale de 50 millions de wons sud-coréens.
2. G a enfreint la législation environnementale à 14 reprises en 5 ans
Examinons également le cas de la société de raffinage G, mise en cause pour des infractions à la législation environnementale.
Il apparaît que G a enfreint cette législation à 14 reprises au total entre 2019 et juillet 2023.
Cas d’infractions à la législation commises par G
∙Année 2019 : 3 manquements au total
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de la qualité de l’air (falsification des résultats de l’automesure des installations d’émission atmosphérique)
-Infraction à la Loi coréenne sur le contrôle des substances chimiques (absence de port d’équipements de sécurité par les personnes manipulant des produits chimiques dangereux et absence de déclaration de la sous-traitance de leur manipulation)
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de l’environnement des sols (dépassement du seuil d’alerte lors d’une étude de pollution des sols - ordre de dépollution des sols contaminés)
∙Année 2020 : 4 manquements au total
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de la qualité de l’air (dépassement des normes autorisées par une installation émettant des polluants atmosphériques, absence de tenue du registre d’exploitation des installations d’émission et de prévention, maintien sans motif légitime d’une installation d’émission de polluants atmosphériques à l’abandon)
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de l’environnement des sols (ordre de dépollution des installations de prévention de la pollution des sols)
∙Année 2021 : 4 manquements au total
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de la qualité de l’air (absence de mesures face à la corrosion, à l’usure ou aux pannes des installations d’émission, non-respect des normes de gestion des installations d’émissions fugitives, violation des normes de traitement des déchets, absence de réparation des machines et équipements en panne ou endommagés des installations de prévention, insuffisance des relevés d’automesure
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de l’environnement des sols (dépassement du seuil d’alerte lors d’une étude de pollution des sols)
∙Année 2022 : 2 manquements au total
-Infraction à la Loi coréenne sur la prévention des nuisances olfactives (dépassement des normes autorisées par une installation émettant des odeurs)
-Infraction à la Loi coréenne sur la préservation de la qualité de l’air (absence de déclaration de modification d’une installation d’émission atmosphérique)
∙Année 2023 : 1 manquement au total
-Infraction à la Loi coréenne sur le contrôle des substances chimiques (gestion insuffisante de la sécurité des produits chimiques dangereux et absence de déclaration d’un accident chimique)
La société G s’est vu adresser un avertissement et infliger des amendes administratives pour ses infractions à la législation environnementale.
Elle avait par ailleurs fait l’objet de 31 sanctions administratives, notamment pour des infractions à la Loi coréenne sur le contrôle des substances chimiques, mais les mesures effectivement prononcées se sont limitées à des amendes administratives.
3. Enseignements à tirer des cas d’infractions à la législation environnementale
Nous avons examiné des cas dans lesquels de grands groupes ont fait l’objet de sanctions pénales et de mesures administratives, notamment d’amendes administratives, pour des infractions à la législation environnementale.
Les dirigeants de H ont notamment été condamnés en première instance à des peines privatives de liberté ferme et placés en détention à l’audience, tandis que la personne morale a fait l’objet d’une sanction pécuniaire administrative de type gwajinggeum. Cette affaire retient l’attention en tant que cas illustrant le renforcement de la responsabilité juridique en matière de protection de l’environnement.
À l’heure où l’importance de la 🔗gestion ESG est soulignée, le respect de la législation environnementale par les entreprises apparaît de plus en plus indispensable.
En effet, une infraction à cette législation ne se limite pas à une amende administrative ou pénale, mais peut également affecter la crédibilité et la durabilité de l’entreprise.
Le Cabinet d’avocats Daeryun fournit des conseils juridiques structurés et des stratégies de réponse afin d’aider les entreprises à respecter la législation environnementale.
L’assistance d’un 🔗avocat en conseil aux entreprises, intervenant en droit des affaires et en conseil juridique, peut permettre d’élaborer une stratégie adaptée aux questions de droit environnemental.









