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Infraction de diffamation en ligne | Décision de non-transmission au parquet pour un client visé par une plainte après des propos tenus dans un jeu
Le client s’est adressé à Daeryun après avoir fait l’objet d’une plainte pour diffamation en ligne en raison de propos virulents tenus dans un jeu mobile. Soupçonné d’une infraction de diffamation en ligne, il a sollicité une assistance juridique.
1. Infraction de diffamation en ligne, faits survenus dans un jeu mobile
Le client soupçonné d’une infraction de diffamation en ligne avait fait la connaissance d’une personne par l’intermédiaire d’un jeu mobile. En jouant avec elle, il avait progressivement noué des liens amicaux.
Au cours des parties, les deux personnes échangeaient au moyen de la fonction de discussion du jeu mobile. Leurs conversations portaient initialement surtout sur le jeu et sur des sujets de la vie quotidienne.
Des divergences d’opinions et un conflit émotionnel sont toutefois apparus. Sous le coup de la colère et faute d’avoir maîtrisé ses émotions, le client a employé des expressions virulentes telles que « j’ai envie de te tuer » et « imbécile incapable de faire les choses seul et qui les confie à quelqu’un d’autre ».
L’autre personne a ensuite estimé que ces propos avaient porté atteinte à sa réputation et à sa personnalité et a déposé une plainte pour diffamation en ligne. Le client a dès lors été interrogé par les services d’enquête.

Intervention de l’avocat spécialisé en droit pénal
L’avocat spécialisé en droit pénal s’est attaché à démontrer l’absence de deux éléments constitutifs de l’infraction de diffamation en ligne prévue par la Loi sur les réseaux d’information et de communication : le caractère public des propos et l’identification de la personne visée.
Intervention 1. Argument tiré de l’absence de caractère public
La conversation litigieuse s’était déroulée au moyen de la fonction de « discussion entre amis » du jeu mobile. Après avoir établi que seuls quelques utilisateurs ayant ajouté les participants comme amis pouvaient accéder à cette conversation, l’avocat a soutenu qu’il s’agissait d’une fonction de discussion privée comparable à un échange en tête-à-tête.
Il a donc fait valoir que le client et la victime avaient échangé dans un espace restreint ne permettant pas la diffusion des propos auprès d’un nombre indéterminé de personnes et que la condition tenant au caractère public ne pouvait dès lors être remplie.
Intervention 2. Contestation de l’identification de la personne visée
L’avocat a également souligné que les propos tenus par le client dans cette conversation en tête-à-tête étaient dépourvus de sujet et exprimaient seulement son mécontentement.
Il a ajouté que plus de dix millions de pseudonymes avaient été créés dans ce jeu et que celui de la victime était relativement courant. Il a ainsi soutenu qu’il était difficile de déterminer si le client avait précisément désigné la victime, contestant que la condition tenant à son identification soit remplie.
Intervention 3. Absence d’intention
L’avocat a souligné que le client avait envoyé ses messages dans une fenêtre de discussion accessible à un nombre restreint de personnes, où son interlocuteur n’était pas visible et qui ne permettait donc pas leur diffusion. Il a ainsi soutenu que le client n’avait nullement eu l’intention de dénigrer la victime.
Résultat de l’intervention de l’avocat spécialisé en droit pénal, « décision de non-transmission au parquet »
L’avocat spécialisé en droit pénal a expliqué de manière détaillée aux services d’enquête que les propos litigieux ne réunissaient pas les éléments constitutifs de l’infraction de diffamation en ligne.
Il a été retenu que la conversation s’était déroulée dans un espace restreint où elle ne pouvait pas être diffusée à l’extérieur, que les expressions employées ne permettaient pas d’identifier une victime déterminée et qu’il était en outre difficile de caractériser une intention de dénigrement.
Les services d’enquête ont par conséquent considéré que les soupçons d’infraction de diffamation en ligne étaient difficiles à établir. Le client a fait l’objet d’une décision de non-transmission du dossier au parquet, mettant ainsi fin à l’affaire.
2. Éléments constitutifs et peines applicables à l’infraction de diffamation en ligne
En droit coréen, l’infraction de diffamation peut être constituée lorsqu’une personne porte atteinte à la réputation d’autrui en alléguant un fait vrai ou faux susceptible de nuire à l’estime sociale dont celui-ci bénéficie.
Elle peut notamment être constituée lorsqu’un fait vrai ou faux est publié dans l’intention de dénigrer une personne déterminée sur un espace en ligne tel qu’une communauté Internet, un jeu ou un réseau social.
Les éléments constitutifs de l’infraction de diffamation en ligne sont les suivants.
1. Caractère public
Les propos doivent être accessibles à un nombre indéterminé de personnes.
Même dans le cyberespace, le caractère public peut être reconnu s’il existe une possibilité que le destinataire diffuse le contenu auprès d’un nombre indéterminé de personnes.
2. Intention
L’infraction peut être constituée s’il est établi que l’auteur a intentionnellement allégué un fait précis, vrai ou faux, dans le but de dénigrer l’autre personne et de nuire à l’estime sociale dont elle bénéficie.
3. Identification de la personne visée
La personne dont la réputation a été atteinte doit pouvoir être identifiée.
Même dans un commentaire ou une publication en ligne, cette condition peut être remplie si le contenu permet d’identifier la personne concernée.
Lorsque les éléments de l’infraction de diffamation en ligne sont réunis, son auteur peut être sanctionné en application de l’article 70 de la Loi sur les réseaux d’information et de communication de la République de Corée (ci-après la « Loi sur les réseaux d’information et de communication »).
① Quiconque porte atteinte à la réputation d’autrui en divulguant publiquement un fait au moyen d’un réseau d’information et de communication dans le but de dénigrer cette personne est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou d’une amende pénale de 30 millions de wons sud-coréens au plus.
② Quiconque porte atteinte à la réputation d’autrui en divulguant publiquement un fait mensonger au moyen d’un réseau d’information et de communication dans le but de dénigrer cette personne est passible d’une peine d’emprisonnement avec travail de 7 ans au plus, d’une suspension de qualification de 10 ans au plus ou d’une amende pénale de 50 millions de wons sud-coréens au plus.
L’infraction de diffamation en ligne est toutefois une infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites. L’action publique ne peut donc pas être exercée contre la volonté expressément déclarée de la victime.
3. Infraction de diffamation en ligne : comment réagir en cas de soupçons ?
La rédaction en ligne d’un commentaire ou d’une publication dans le but de dénigrer autrui peut conduire à être soupçonné d’une infraction de diffamation en ligne.
Elle peut également donner lieu à une demande civile de dommages-intérêts, ce qui appelle une attention particulière.
Stratégie de réponse à une plainte pour diffamation en ligne 1. Préparation d’un accord transactionnel avec la victime
L’infraction de diffamation en ligne est une infraction non punissable si la victime s’oppose aux poursuites. Lorsque celle-ci déclare clairement ne pas souhaiter de sanction, l’action publique ne peut donc pas être exercée.
Il convient par conséquent d’envisager dès le début de l’affaire la possibilité de parvenir à un accord transactionnel avec la victime.
Au-delà d’une simple tentative de prise de contact, il est nécessaire de préparer une réponse adaptée à la gravité des faits et de proposer des modalités d’indemnisation réalistes que la victime puisse effectivement accepter.
Il convient également de préparer une lettre d’excuses sincères et une déclaration exprimant la prise de conscience des faits, afin de montrer que l’auteur mesure pleinement le préjudice causé par ses paroles et ses actes.
La présentation simultanée d’un plan concret destiné à prévenir toute récidive peut contribuer à alléger la charge émotionnelle de la victime et à rétablir la confiance.
Stratégie de réponse à une plainte pour diffamation en ligne 2. Déclarations fondées sur les faits
La cohérence des déclarations constitue l’un des éléments essentiels de l’enquête.
Si des éléments inexacts s’y mêlent ou si les déclarations sont modifiées, leur crédibilité peut s’en trouver diminuée et elles peuvent être interprétées défavorablement.
Il est donc essentiel d’écarter autant que possible les suppositions fondées sur des souvenirs incertains et les expressions dictées par l’émotion, afin de maintenir des déclarations fondées sur les faits réellement survenus.
Les déclarations pouvant ensuite être utilisées comme des éléments de preuve importants au cours de l’enquête et de l’appréciation de l’affaire, il n’est pas obligatoire de répondre à toutes les questions.
Pour les points susceptibles de lui être défavorables, la personne interrogée doit apprécier s’il convient d’exercer de manière appropriée son droit de garder le silence afin de préserver ses droits.
Avant l’interrogatoire, il peut être utile d’examiner attentivement avec un avocat spécialisé en droit pénal le déroulement et les questions essentielles de l’affaire, puis de déterminer les points qui doivent être clairement expliqués et ceux qui appellent une réponse prudente.
Grâce à l’expérience acquise dans le traitement d’affaires de diffamation en ligne, le Cabinet d’avocats Daeryun analyse dès le début les principales questions soulevées par chaque dossier et présente des modalités de réponse concrètes adaptées à la situation.
Une consultation permet d’examiner la stratégie de réponse correspondant à la situation concernée.

Ce contenu a été rédigé à partir d'affaires réelles traitées par Daeryun Law LLC, avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à Daeryun Law LLC.
Toute reproduction, copie ou diffusion non autorisée peut faire l'objet de poursuites conformément à la législation applicable.
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