CONTENTS
- 1. Client ayant consulté un avocat spécialisé en diffamation

- - Circonstances de l’affaire de diffamation
- 2. Dispositions légales applicables présentées par un avocat spécialisé en diffamation

- - Conditions constitutives de la diffamation
- - Niveau des sanctions applicables à la diffamation
- 3. Assistance fournie par l’avocat spécialisé en diffamation

- - Contestation de l’existence d’une divulgation de faits précis
- - Démonstration de l’absence d’intention de nuire
- - Contestation de la réalité d’une atteinte à la réputation
- 4. Résultat de l’assistance de l’avocat spécialisé en diffamation : classement pour absence de charges suffisantes

- - Moyens de répondre à des soupçons de diffamation
1. Client ayant consulté un avocat spécialisé en diffamation
Voici le cas d’un client qui, avec l’assistance d’un avocat spécialisé en diffamation, a pu se défendre dans une procédure pénale pour diffamation.
Circonstances de l’affaire de diffamation
Le client, militaire de carrière, était en conflit avec un cabinet de services administratifs au sujet d’un remboursement, dans le cadre d’un mandat portant sur des démarches administratives.
Il avait tenté de le contacter à plusieurs reprises, mais le cabinet ignorait unilatéralement ses sollicitations.
Se sentant désemparé, le client a publié, sous un billet du blog du cabinet, un commentaire indiquant en substance : « Je prépare une action en justice ».
Toutefois, l’agent administratif a immédiatement considéré ce commentaire comme l’allégation de faits mensongers et déposé une plainte pénale au motif qu’il avait porté atteinte au crédit social du cabinet.
Le client s’est ainsi retrouvé, sans l’avoir voulu, interrogé par la police militaire en qualité de personne mise en cause pour diffamation. Il a alors sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en diffamation.

2. Dispositions légales applicables présentées par un avocat spécialisé en diffamation
Le client ayant consulté un avocat spécialisé en diffamation était soupçonné de « diffamation » en violation de l’article 70 de la Loi de la République de Corée sur les réseaux d’information et de communication.
L’infraction de diffamation est constituée lorsqu’une personne, dans l’intention de nuire à autrui, porte atteinte à sa réputation en divulguant publiquement, par l’intermédiaire d’un réseau d’information et de communication, des faits vrais ou mensongers.
Conditions constitutives de la diffamation
Pour que l’infraction de diffamation soit constituée, les conditions suivantes doivent être réunies.
Catégorie | Contenu |
Auteur de l’acte | Personne ayant publié ou transmis des propos par l’intermédiaire d’un réseau d’information et de communication |
Nature de l’acte | Divulgation de faits vrais ou mensongers |
Caractère public | L’acte doit être commis dans des conditions permettant à un nombre indéterminé ou élevé de personnes d’en prendre connaissance |
Objectif | L’auteur doit avoir eu l’intention de nuire à autrui |
Résultat | Atteinte à la réputation sociale ou au crédit d’autrui |
Niveau des sanctions applicables à la diffamation
Les sanctions prévues pour la diffamation diffèrent selon que les faits divulgués publiquement sont vrais ou mensongers.
Article 70 de la Loi coréenne sur les réseaux d’information et de communication (sanctions pénales)
Catégorie | Niveau de sanction |
Divulgation d’un fait vrai | Peine d’emprisonnement avec travail de 3 ans au plus ou amende pénale de 30 000 000 wons sud-coréens au plus |
Divulgation d’un fait mensonger | Peine d’emprisonnement avec travail de 7 ans au plus, suspension des qualifications pendant 10 ans au plus ou amende pénale de 50 000 000 wons sud-coréens au plus |
3. Assistance fournie par l’avocat spécialisé en diffamation

Afin de démontrer précisément que les actes du client ne remplissaient pas les éléments constitutifs de l’infraction de diffamation prévue par la Loi sur les réseaux d’information et de communication, l’avocat spécialisé en diffamation a assuré sa défense en s’appuyant sur les arguments juridiques et les éléments suivants.
Contestation de l’existence d’une divulgation de faits précis
Le plaignant soutenait que le commentaire du client indiquant « Je prépare une action en justice » avait porté atteinte au crédit du cabinet.
Toutefois, ce commentaire ne contenait ni le nom du plaignant, ni celui du cabinet, ni aucun autre élément concret.
L’avocat a donc soutenu que le commentaire ne répondait pas au critère de la « divulgation d’un fait précis » et qu’il constituait plutôt une simple opinion ou l’expression d’une réclamation.
Lors de l’enquête de la police militaire, des éléments ont été produits montrant que même un tiers n’avait pas clairement compris le sens du commentaire et avait demandé : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Cela a permis d’établir que le commentaire n’était pas suffisamment précis pour porter directement atteinte à la réputation sociale d’une personne identifiable.
Démonstration de l’absence d’intention de nuire
L’un des éléments essentiels de l’infraction de diffamation est l’« intention de nuire ». Le plaignant soutenait lui aussi que le commentaire du client constituait un acte malveillant destiné à le dénigrer.
L’avocat a présenté des éléments montrant que, le plaignant ayant cessé unilatéralement de répondre à la demande de remboursement et interrompu tout contact, le blog constituait le dernier moyen dont disposait le client pour exprimer son point de vue.
Il a également souligné que cet acte ne visait pas à insulter l’autre partie, mais simplement à l’informer de la revendication d’un droit et à lui demander de reprendre le dialogue.
Au cours de l’enquête menée par la police militaire, la cohérence des déclarations du client et de l’historique de ses échanges par messages a également été constatée. Ces éléments ont permis d’établir que les circonstances de la publication du commentaire relevaient davantage de l’expression d’un sentiment d’injustice que d’une intention de nuire.
Contestation de la réalité d’une atteinte à la réputation
Le plaignant soutenait que le commentaire avait effectivement porté atteinte à la réputation sociale du cabinet.
L’avocat a relevé que le commentaire ne fournissait même pas aux personnes indéterminées qui pouvaient le lire d’informations permettant d’identifier le plaignant et que les tiers qui l’avaient vu n’en avaient pas compris le sens. Il a ainsi souligné l’absence d’atteinte effective à la réputation sociale.
4. Résultat de l’assistance de l’avocat spécialisé en diffamation : classement pour absence de charges suffisantes

À la suite de la présentation des arguments juridiques et des preuves par l’avocat spécialisé en diffamation, le parquet militaire coréen a examiné globalement les éléments ci-dessous et prononcé dans cette affaire un classement pour absence de charges suffisantes (décision de classement sans suite).
② Le client n’avait pas d’« intention de nuire »
③ Aucune atteinte effective à la réputation sociale n’avait été constatée
Le client a ainsi pu éviter son renvoi devant une juridiction pénale militaire, ainsi que le risque de subir un préjudice lié à son statut de militaire ou une atteinte à son honneur.
Moyens de répondre à des soupçons de diffamation
Une affaire de diffamation n’est pas appréciée uniquement au regard du contenu des propos ou des publications. Plusieurs facteurs sont examinés globalement, notamment l’existence d’une divulgation de faits, la manière dont les propos ont été exprimés et leur contexte.
Grâce à son système d’avocats chargés des consultations, le Cabinet d'avocats Daeryun examine attentivement les circonstances et les questions juridiques de chaque dossier. Il désigne ensuite un avocat chargé du type d’affaire concerné afin d’élaborer une stratégie adaptée au client.
Lorsque les éléments de preuve relatifs à l’affaire sont insuffisants, la collecte et l’analyse des preuves peuvent également être assurées en collaboration avec le Centre d’examen des preuves et le Centre d’analyse forensique numérique.
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