CONTENTS
- 1. Sanctions pour l’infraction de diffamation | Présentation de l’affaire

- - Informations juridiques relatives aux sanctions pour l’infraction de diffamation, conditions de constitution et niveau des sanctions
- 2. Sanctions pour l’infraction de diffamation | Assistance apportée

- - Structuration de l’argumentation contestant l’identification de la personne visée
- - Démonstration de l’absence de caractère mensonger et de connaissance de celui-ci
- - Mise en avant de l’absence d’intention de dénigrer
- 3. Sanctions pour l’infraction de diffamation | Résultat de l’assistance

- - Réponse à une affaire de diffamation, l’importance du processus au-delà du résultat
1. Sanctions pour l’infraction de diffamation | Présentation de l’affaire
Le client, qui avait consulté le Cabinet d'avocats Daeryun au sujet des sanctions applicables à l’infraction de diffamation, avait publié sur le forum de discussion en ligne Q&A d’un club de golf réservé à ses membres un message exprimant son mécontentement et ses doutes quant au mode de gestion. Il avait alors fait l’objet d’une plainte pour diffamation au titre de la Loi sur les réseaux d'information et de communication de la République de Corée.
Dans sa publication, le client soutenait, sur un ton assez direct et virulent, qu’un membre déterminé exerçait des pouvoirs excessifs et que les responsables du club réagissaient de manière irresponsable aux questions relatives au statut des membres, sans fournir d’explication officielle.
La forme des propos et certaines informations communiquées différaient en partie des faits, ce qui avait suscité le malentendu selon lequel le client aurait pu avoir l’intention de porter atteinte à la réputation des responsables.
La partie adverse avait déposé plainte en affirmant que cette publication reposait sur de fausses informations et visait à la dénigrer. Les autorités d’enquête ont alors commencé à examiner si les conditions de l’infraction de diffamation commise au moyen d’un réseau d’information et de communication étaient réunies.
Confronté à une situation dans laquelle une sanction pénale devait être envisagée, le client a compris l’importance de ses premières déclarations et de l’orientation à donner à ses explications, puis a sollicité une consultation auprès d’un avocat intervenant en matière pénale.

Informations juridiques relatives aux sanctions pour l’infraction de diffamation, conditions de constitution et niveau des sanctions
En droit coréen, l’infraction de diffamation peut être constituée lorsqu’une personne porte publiquement à la connaissance d’autrui des faits véridiques ou mensongers susceptibles de porter atteinte à l’appréciation sociale d’une autre personne. Une publication diffusée au moyen d’un réseau d’information et de communication peut également faire l’objet d’une sanction pénale.
Pour que l’infraction de diffamation soit constituée, les conditions suivantes doivent être réunies.
① Caractère intentionnel (intention de dénigrer) : il convient de déterminer si les propos, au-delà de la simple expression d’une opinion, visaient à dénigrer une personne déterminée
② Caractère public : il convient de déterminer si les propos ont été exprimés sous une forme publique permettant à un nombre indéterminé de personnes ou à un tiers d’en prendre connaissance
③ Allégation de faits véridiques ou mensongers : cette condition est remplie lorsque des éléments précis susceptibles de porter atteinte à la réputation d’autrui ont été exposés
④ Acte de diffamation : il doit s’agir d’un acte susceptible de dégrader l’appréciation sociale ou la réputation d’autrui
Le niveau des sanctions applicables à l’infraction de diffamation varie considérablement selon que les éléments allégués sont « véridiques » ou « mensongers », ainsi que selon le but et les circonstances de leur expression.
Nature de l’acte | Niveau de la sanction |
|---|---|
Atteinte publique à la réputation d’autrui par l’allégation de faits véridiques | Jusqu’à 2 ans d’emprisonnement avec travail ou sans travail, ou jusqu’à 5 000 000 de wons sud-coréens d’amende pénale |
Atteinte publique à la réputation d’autrui par l’allégation de faits mensongers | Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement avec travail, jusqu’à 10 ans de suspension de certains droits, ou jusqu’à 10 000 000 de wons sud-coréens d’amende pénale |
Diffamation par l’allégation de faits véridiques au moyen d’un réseau d’information et de communication | Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement avec travail ou jusqu’à 30 000 000 de wons sud-coréens d’amende pénale |
Diffamation par l’allégation de faits mensongers au moyen d’un réseau d’information et de communication | Jusqu’à 7 ans d’emprisonnement avec travail, jusqu’à 10 ans de suspension de certains droits, ou jusqu’à 50 000 000 de wons sud-coréens d’amende pénale |
Par ailleurs, même lorsque les faits susceptibles de constituer une diffamation sont reconnus, l’examen global de diverses circonstances, notamment l’intention, la poursuite d’un intérêt public, la véracité des propos et la relation avec la victime, peut conduire à une atténuation de la peine ou à un classement sans poursuites.
Dans une affaire relative à l’infraction de diffamation, il importe donc d’examiner précisément dès le début si les conditions de constitution sont réunies, puis d’analyser la catégorie juridique dont relève l’acte concerné afin d’y répondre de manière appropriée.
2. Sanctions pour l’infraction de diffamation | Assistance apportée
Dans cette affaire relative aux sanctions pour l’infraction de diffamation, les principales questions étaient de savoir si la publication désignait effectivement une personne déterminée, si elle contenait de fausses informations et si elle avait été rédigée dans l’intention de dénigrer autrui. La stratégie de réponse a donc été élaborée autour de ces éléments.
Structuration de l’argumentation contestant l’identification de la personne visée
L’argumentation s’est principalement attachée à démontrer que l’« identification de la victime », condition préalable à la constitution de l’infraction de diffamation, n’était pas clairement établie.
Il a été exposé dans les observations écrites, sur le fondement des principes dégagés par la jurisprudence, que les seuls termes de la publication ne permettaient pas de conclure qu’ils désignaient une personne déterminée.
Des éléments d’analyse montrant qu’un lecteur ordinaire pouvait difficilement identifier objectivement cette personne ont également été joints.
Démonstration de l’absence de caractère mensonger et de connaissance de celui-ci
Il a été souligné que, même si les propos litigieux avaient pu être en partie exagérés, ils constituaient, au regard de leur contexte général, l’expression de doutes fondés sur les faits ou d’une opinion.
L’argumentation a notamment insisté sur le caractère déterminant de la « connaissance de la fausseté » et a démontré que le client avait rédigé sa publication à partir d’éléments relativement objectifs.
Le sens de la jurisprudence selon lequel certaines divergences dans les détails ne permettent pas, à elles seules, de conclure immédiatement à l’« allégation de faits mensongers » a été invoqué.
Mise en avant de l’absence d’intention de dénigrer
Il a également été soutenu qu’une autre condition importante de l’infraction de diffamation, à savoir l’« intention de dénigrer », pouvait difficilement être reconnue.
L’avocat intervenant en matière pénale a souligné que le client avait publié ce message non pour attaquer personnellement quelqu’un, mais pour demander des explications sur la gestion et soulever des difficultés.
L’intention de dénigrer a été contestée en faisant valoir que les phrases étaient formulées sous forme de questions et non d’accusations dictées par l’émotion.
3. Sanctions pour l’infraction de diffamation | Résultat de l’assistance
Dans cette affaire relative aux sanctions pour l’infraction de diffamation, les autorités d’enquête ont estimé que la personne prétendument visée n’était pas clairement identifiable, que les propos en partie exagérés ne pouvaient pas être immédiatement qualifiés de fausses informations et que les preuves étaient insuffisantes pour établir la connaissance de leur fausseté ou l’intention de dénigrer. Elles ont donc conclu à l’« absence d’indices d’infraction » et l’affaire a été classée sans poursuites.
Le client a ainsi pu mettre un terme à l’affaire sans sanction pénale. Cette issue résultait d’une assistance consistant à examiner successivement chaque condition de constitution de l’infraction de diffamation.
Réponse à une affaire de diffamation, l’importance du processus au-delà du résultat
Les sanctions pénales ne constituent pas le seul enjeu d’une affaire de diffamation.
Une telle affaire comporte également divers risques juridiques et sociaux, notamment les traces laissées par l’enquête, la possibilité d’une extension du litige à une procédure civile et l’atteinte à l’image sociale.
Une seule déclaration ou une seule phrase d’explication pouvant influer sur l’appréciation finale, la stratégie adoptée dès le début joue un rôle déterminant.
Une réponse stratégique visant à éviter l’élargissement inutile de l’enquête et tenant compte des aspects tant pénaux que civils peut contribuer à limiter les risques auxquels le client est exposé.
Lorsque la situation concerne une éventuelle infraction de diffamation, une réponse structurée peut être nécessaire au-delà de la simple dissipation des inquiétudes.
Le cas échéant, une 🔗demande de consultation juridique peut permettre d’examiner précisément le déroulement de l’affaire.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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