CONTENTS
- 1. Circonstances de la plainte pénale pour diffamation

- 2. Comment répondre à une plainte pénale pour diffamation

- - Conditions de constitution de l’infraction de diffamation
- - Peines applicables à la diffamation
- 3. Réponse de l’avocat spécialisé à la plainte pénale pour diffamation

- - Démarche de reconnaissance des faits de diffamation
- - Achèvement d’une formation au respect du droit
- - Caractère public et potentiel de diffusion limités
- 4. Résultat de la réponse à la plainte pénale pour diffamation

1. Circonstances de la plainte pénale pour diffamation
Le client a sollicité une assistance pour répondre à la plainte pénale pour diffamation déposée contre lui.
Le client travaillait dans l’équipe de développement d’une entreprise. Il aurait remarqué, à partir d’un certain moment, un rapprochement inhabituel entre une membre de l’équipe, victime dans la présente affaire, et le chef d’équipe.
Lors d’une soirée privée où il consommait de l’alcool avec des collègues proches, il a abordé le sujet de la victime.
Sur le ton de la plaisanterie, le client a affirmé que la victime et le chef d’équipe semblaient entretenir une relation sentimentale et qu’il les avait vus se toucher à la taille et avoir des gestes intimes dans une salle de réunion.
Ses collègues auraient réagi avec surprise, mais aussi avec intérêt. Le client aurait alors éprouvé de l’enthousiasme devant l’attention accordée à son récit.
Alors qu’il était également sous l’emprise de l’alcool, le client a menti à ses collègues en affirmant que la victime et le chef d’équipe étaient partis ensemble à l’étranger bien qu’ils soient tous deux mariés.
À la fin de la soirée, le client a regretté son mensonge dès le trajet de retour à son domicile. Quelques semaines plus tard, une plainte pénale pour diffamation a toutefois été déposée contre lui.

Selon l’acte de plainte, le client avait publiquement allégué des faits mensongers au sujet de la victime, portant ainsi atteinte à sa réputation.
Après avoir reçu cet acte de plainte pénale pour diffamation, le client s’est donc adressé au cabinet afin de solliciter des conseils sur la manière d’y répondre.
2. Comment répondre à une plainte pénale pour diffamation
Lorsqu’une plainte pénale pour diffamation est déposée contre une personne, il convient de consulter un avocat spécialisé afin de déterminer s’il y a lieu de reconnaître ou de contester les faits reprochés, puis d’élaborer une stratégie de réponse appropriée.
La diffamation peut entraîner des sanctions sévères en raison de l’atteinte portée à la réputation d’autrui. Une vigilance particulière est donc nécessaire.
Conditions de constitution de l’infraction de diffamation
🔗L’infraction de diffamation est constituée lorsque les conditions suivantes sont remplies.
① Caractère public
Les propos portant atteinte à la réputation doivent être communiqués dans des circonstances permettant à un nombre indéterminé ou à une pluralité de personnes d’en prendre connaissance.
② Allégation d’un fait vrai ou mensonger
Allégation d’un fait concret, vrai ou mensonger, susceptible d’abaisser l’estime sociale dont bénéficie une personne déterminée.
Qu’il soit vrai ou mensonger, le fait allégué doit être de nature à porter atteinte à la réputation de la personne concernée.
③ Acte portant atteinte à la réputation d’une personne
Les propos doivent être susceptibles d’abaisser l’estime sociale dont bénéficie la personne et de porter atteinte à son crédit social, à sa personnalité ou à sa réputation.
④ Élément intentionnel
Lors de la communication des propos diffamatoires, leur auteur doit avoir eu l’intention de porter atteinte à la réputation d’autrui ou, à tout le moins, avoir eu conscience de cette possibilité.
L’arrêt n° 2018도4200 rendu le 15 juin 2018 par la Cour suprême de la République de Corée énonce ce qui suit concernant les conditions de constitution de l’infraction de diffamation.
Le caractère public, qui constitue un élément de l’infraction de diffamation, désigne une situation dans laquelle un nombre indéterminé ou une pluralité de personnes peut prendre connaissance des faits.
Même lorsqu’un fait n’a été communiqué individuellement qu’à une seule personne, la condition tenant au caractère public est remplie s’il existe une possibilité qu’il soit ensuite diffusé auprès d’un nombre indéterminé ou d’une pluralité de personnes. En revanche, si une telle diffusion n’est pas possible, la communication du fait à une seule personne déterminée ne présente pas de caractère public.
Lorsque le caractère public de l’infraction de diffamation est ainsi reconnu en raison d’une possibilité de diffusion, un dol éventuel est au minimum requis en tant qu’élément subjectif de l’infraction. L’auteur doit donc avoir eu conscience de cette possibilité de diffusion et avoir intérieurement accepté le risque correspondant.
Pour déterminer si l’auteur avait accepté cette possibilité de diffusion, son état psychologique doit être déduit de son point de vue, à partir des circonstances concrètes, notamment de la forme et du contexte de son comportement tels qu’ils se sont manifestés extérieurement, tout en considérant la manière dont une personne ordinaire aurait évalué cette possibilité.
Peines applicables à la diffamation
Lorsque l’infraction de diffamation est constituée à la suite d’une plainte pénale, les peines ci-dessous peuvent être prononcées selon que le fait allégué est vrai ou mensonger.
En cas d’allégation d’un fait vrai : peine d’emprisonnement avec travail ou sans travail d’une durée maximale de 2 ans, ou amende pénale maximale de 5 millions de wons sud-coréens
En cas d’allégation d’un fait mensonger : peine d’emprisonnement avec travail d’une durée maximale de 5 ans, suspension de certaines qualifications pour une durée maximale de 10 ans, ou amende pénale maximale de 10 millions de wons sud-coréens
3. Réponse de l’avocat spécialisé à la plainte pénale pour diffamation
L’avocat spécialisé a répondu comme suit à l’acte de plainte pénale pour diffamation reçu par le client.
Démarche de reconnaissance des faits de diffamation
L’avocat spécialisé a encouragé le client à reconnaître l’ensemble des faits reprochés et à manifester ses remords.
Suivant les conseils de l’avocat spécialisé, le client a rédigé de sa main une lettre exprimant ses remords, en se fondant sur les indications qui lui avaient été fournies.
L’avocat spécialisé a sollicité la clémence en soulignant que le client reconnaissait intégralement avoir communiqué à ses collègues des faits mensongers concernant la victime et qu’il regrettait son comportement.
Achèvement d’une formation au respect du droit
L’avocat spécialisé a mis le client en relation avec un centre de conseil psychologique et l’a aidé à suivre une formation au respect du droit.
L’avocat spécialisé a produit le certificat d’achèvement de la formation au respect du droit ainsi que l’avis d’un conseiller psychologique afin de souligner les efforts accomplis par le client pour prévenir toute récidive.
L’avis du conseiller psychologique produit par l’avocat spécialisé comportait les éléments suivants.
Compte tenu de sa participation active à la formation destinée à prévenir la récidive, de sa volonté concrète d’améliorer son comportement et de son engagement en faveur d’un traitement et d’un suivi actifs, il a été estimé qu’il était très probablement capable de réagir de manière appropriée si une situation similaire se présentait.
L’avocat spécialisé a sollicité une sanction modérée en soulignant que le client avait commis les faits par imprudence, mais qu’il les regrettait quotidiennement et s’engageait à ne pas récidiver.
Caractère public et potentiel de diffusion limités
L’avocat spécialisé a souligné que le caractère public des propos reprochés au client et leur potentiel de diffusion étaient limités.
Le client reconnaissait avoir causé un préjudice en tenant des propos susceptibles de porter atteinte à la réputation de la victime. Il n’avait toutefois raconté cette histoire mensongère qu’à ses collègues de travail et n’avait jamais parlé de la victime à d’autres personnes.
L’avocat spécialisé s’est fondé sur cet élément pour solliciter la clémence, en faisant valoir que l’ampleur du préjudice causé à la victime était limitée.
4. Résultat de la réponse à la plainte pénale pour diffamation

À l’issue de l’intervention de l’avocat spécialisé concernant la plainte pénale pour diffamation déposée contre le client, le parquet coréen a présenté une demande visant à obtenir une ordonnance pénale selon la procédure coréenne, assortie d’une peine d’amende relativement modérée, et la juridiction a accueilli cette demande en rendant une ordonnance pénale selon la procédure écrite simplifiée coréenne.
Grâce à la réponse apportée par l’avocat spécialisé, l’affaire du client s’est ainsi conclue par une peine d’amende relativement modérée, bien que la plainte pénale ait porté sur une diffamation consistant dans l’allégation de faits mensongers.
Dans une situation comparable à celle du client, une peine privative de liberté ferme peut être prononcée selon les circonstances.
Lorsqu’une plainte pénale pour diffamation est déposée contre une personne, celle-ci peut solliciter une 🔗prise de rendez-vous pour une consultation juridique afin d’être accompagnée dans sa défense face au risque d’une peine privative de liberté ferme.
Le cabinet propose une stratégie adaptée à la situation du client grâce à la collaboration entre des avocats spécialisés en droit pénal, un centre de conseil psychologique et un centre d’investigation sur les preuves.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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