CONTENTS
- 1. Client ayant reçu une ordonnance pénale pour conduite sous l’emprise de l’alcool

- 2. Présentation de la notion d’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool

- - Niveau des sanctions applicables à l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool
- 3. Intervention de l’avocat concernant l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool

- - Possibilité que le taux d’alcoolémie se soit trouvé en phase ascendante
- - Dans un procès pénal, la culpabilité doit être établie sans laisser subsister de doute raisonnable
- 4. Résultat de l’intervention concernant l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool

1. Client ayant reçu une ordonnance pénale pour conduite sous l’emprise de l’alcool
Le client avait sollicité l’assistance d’un avocat spécialisé en matière de conduite sous l’emprise de l’alcool après avoir reçu une ordonnance pénale lui infligeant une peine d’amende pour cette infraction.
Il a indiqué qu’après avoir terminé son travail le jour des faits, il avait consommé une petite quantité d’alcool avant de s’endormir dans son véhicule.
À son réveil, il a conduit afin de rentrer chez lui. Lors d’un contrôle d’alcoolémie effectué par la police, son taux d’alcoolémie a été mesuré à 0,03 %, ce qui l’a exposé à une sanction pour conduite sous l’emprise de l’alcool.
Après la transmission de son dossier au parquet, celui-ci a demandé qu’une ordonnance pénale soit rendue selon la procédure coréenne. La juridiction a fait droit à cette demande et prononcé une ordonnance pénale lui infligeant une peine d’amende.
Estimant que certains éléments n’avaient pas été justement appréciés, le client s’est adressé au Cabinet afin de demander un procès ordinaire contre l’ordonnance pénale et de faire valoir son absence de culpabilité.

2. Présentation de la notion d’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool
🔗L’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool désigne le fait de conduire une automobile, une motocyclette, un vélo ou un autre véhicule sous l’emprise de l’alcool, en violation de la Loi sur la circulation routière de la République de Corée.
La conduite après consommation d’alcool peut être sanctionnée en tant que telle, même si elle n’entraîne aucun accident de la circulation.
Selon la Loi sur la circulation routière actuellement en vigueur, un taux d’alcoolémie égal ou supérieur à 0,03 % constitue une infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool. La nature de la mesure administrative, suspension ou retrait du permis, ainsi que le niveau de la sanction pénale varient selon le taux constaté.
Au sens de cette loi, l’état d’ébriété désigne une situation dans laquelle la conduite normale est difficile. Son appréciation repose non seulement sur le taux d’alcoolémie, mais aussi sur l’évaluation de la police, l’état du conducteur et d’autres éléments pertinents.
▪ Types de conduite sous l’emprise de l’alcool
Accident lors d’une conduite sous l’emprise de l’alcool : dommages corporels ou matériels
Fuite après une conduite sous l’emprise de l’alcool, communément appelée délit de fuite
Conduite habituelle sous l’emprise de l’alcool : aggravation de la sanction à partir de 2 constatations
Niveau des sanctions applicables à l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool
Le niveau des sanctions applicables à l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool varie selon le taux d’alcoolémie, comme indiqué ci-dessous.
| Taux d’alcoolémie | Niveau de la sanction |
| Taux minimal de 0,03 % inclus et strictement inférieur à 0,08 % | Peine maximale de 1 an d’emprisonnement avec travail ou amende pénale d’un montant maximal de 5 000 000 de wons sud-coréens |
| Taux minimal de 0,08 % inclus et strictement inférieur à 0,2 % | Peine d’emprisonnement avec travail d’une durée minimale de 1 an et maximale de 2 ans, ou amende pénale d’un montant minimal de 5 000 000 et maximal de 10 000 000 de wons sud-coréens |
| Taux minimal de 0,2 % inclus | Peine d’emprisonnement avec travail d’une durée minimale de 2 ans et maximale de 5 ans, ou amende pénale d’un montant minimal de 10 000 000 et maximal de 20 000 000 de wons sud-coréens |
| En cas de refus du dépistage d’alcoolémie | Peine d’emprisonnement avec travail d’une durée minimale de 1 an et maximale de 5 ans, ou amende pénale d’un montant minimal de 5 000 000 et maximal de 20 000 000 de wons sud-coréens |
Il convient de noter que le niveau de la sanction est plus élevé lorsqu’un minimum de 2 infractions de conduite sous l’emprise de l’alcool ont été commises au cours d’une période de 10 ans.
3. Intervention de l’avocat concernant l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool
Afin de faire valoir l’absence de culpabilité du client concernant l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool, l’avocat du Cabinet a présenté les arguments suivants.
Possibilité que le taux d’alcoolémie se soit trouvé en phase ascendante
L’avocat a soutenu qu’il n’était pas possible d’exclure que le taux d’alcoolémie du client se trouvait encore en phase ascendante entre le moment où il avait conduit et celui où le dépistage avait été effectué.
Bien que des différences existent d’une personne à l’autre, il est généralement admis que le taux d’alcoolémie atteint son maximum entre 30 et 90 minutes après la consommation d’alcool, puis diminue en moyenne d’environ 0,015 % par heure.
L’avocat a souligné que le taux d’alcoolémie du client pouvait avoir continué à augmenter durant la période comprise entre sa dernière consommation d’alcool et le dépistage.
Il a donc soutenu que le taux d’alcoolémie mesuré à 0,03 % n’avait dépassé le seuil de sanction de 0,03 % que de 0,003 % et qu’il n’était dès lors pas possible d’affirmer que le taux d’alcoolémie du client dépassait effectivement ce seuil au moment où il conduisait.
Dans un procès pénal, la culpabilité doit être établie sans laisser subsister de doute raisonnable
Selon notamment l’arrêt 2010도5852 rendu le 9 septembre 2010 par la Cour suprême de la République de Corée, la reconnaissance de la culpabilité dans un procès pénal doit reposer sur des preuves ayant une force probante suffisante pour convaincre le juge de la véracité des faits poursuivis sans laisser subsister de doute raisonnable.
En l’absence de preuves permettant de parvenir à un tel degré de conviction, le doute doit profiter à la personne poursuivie, même si des soupçons de culpabilité subsistent.
En s’appuyant sur cette jurisprudence, l’avocat a soutenu que le seul taux d’alcoolémie mesuré au moment des faits ne suffisait pas à établir, sans laisser subsister de doute raisonnable, que le client avait conduit sous l’emprise de l’alcool comme il lui était reproché.
4. Résultat de l’intervention concernant l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool

À la suite de la demande de procès ordinaire présentée par l’avocat spécialisé afin de contester l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool reprochée au client, celui-ci a obtenu un jugement le déclarant non coupable.
Le client risquait de se voir infliger une peine d’amende et de faire suspendre son permis en raison de l’infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool. Grâce à l’assistance du Cabinet, il a été déclaré non coupable et a pu conserver son permis.
Les infractions de conduite sous l’emprise de l’alcool font l’objet de sanctions strictes en raison du risque important qu’elles peuvent présenter pour la société.
Le Cabinet fournit une assistance coordonnée dans les affaires liées à la conduite sous l’emprise de l’alcool, notamment pour la défense contre les sanctions pénales et les procédures relatives au permis.
Si vous êtes exposé à une sanction pour une infraction de conduite sous l’emprise de l’alcool et avez besoin d’une assistance juridique, vous pouvez effectuer une 🔗réservation de consultation juridique.
Le Cabinet élabore une stratégie adaptée aux circonstances propres à chaque dossier afin de défendre les intérêts du client.
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