CONTENTS
- 1. Personne poursuivie pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance

- - Résultat obtenu en première instance
- 2. Actes constitutifs d’une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance

- - Faits allégués de contrainte ou d’entremise à des actes obscènes impliquant un enfant et de harcèlement sexuel à son encontre
- 3. Défense en appel contre la peine d’emprisonnement ferme prononcée pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance

- - Reconnaissance des faits constitutifs de l’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance
- - Absence de conscience du caractère d’abus sexuel du comportement
- 4. Résultat de l’appel de la personne poursuivie pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance

1. Personne poursuivie pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance
Cette personne s’est adressée à notre cabinet, estimant avoir besoin de l’assistance d’un avocat spécialisé en droit pénal dans une affaire d’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance.
Elle était soupçonnée d’avoir contraint un enfant à des actes obscènes, d’avoir servi d’intermédiaire à de tels actes et d’avoir commis notamment des faits de harcèlement sexuel à son encontre.
Les circonstances détaillées de l’affaire, telles qu’elles ont été établies lors de l’entretien avec cette personne, étaient les suivantes.
Ayant aperçu la victime, une collégienne vêtue d’une jupe, cette personne l’a suivie, puis a marché à ses côtés et croisé son regard.
Bien qu’elle ait su que la victime était inquiète d’être suivie, elle aurait regardé à plusieurs reprises ses jambes sous sa jupe afin de la harceler.
À des dizaines de reprises, elle a également regardé différentes parties du corps de la victime ou fait des gestes laissant penser qu’elle tentait de la photographier avec une caméra. Elle a ainsi causé à la victime un sentiment d’humiliation sexuelle et commis des actes d’abus sexuel, notamment du harcèlement sexuel.
Résultat obtenu en première instance
Selon la personne concernée, l’autre cabinet chargé de sa défense en première instance avait, à sa demande insistante, contesté l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés.
Au cours de l’enquête et du procès, l’avocat de cet autre cabinet avait soutenu qu’aucun fait ne pouvait être reproché à cette personne et demandé qu’elle soit déclarée non coupable.
La juridiction lui a toutefois infligé une peine d’emprisonnement ferme en se fondant notamment sur les déclarations détaillées de la victime et les images de vidéosurveillance.
La personne a alors demandé à un avocat de Daeryun spécialisé en droit pénal de l’assister en appel, et celui-ci a réexaminé l’affaire.

2. Actes constitutifs d’une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance
Dans cette affaire, la personne était poursuivie pour 🔗infraction à la Loi sur la protection de l’enfance.
1. Le terme « enfant » désigne toute personne âgée de moins de 18 ans.
Au sens de la Loi sur la protection de l’enfance, toute personne âgée de moins de 18 ans peut bénéficier de la protection prévue par cette loi. Un adulte, y compris la personne chargée de sa protection, qui porte atteinte à sa santé ou à son bien-être, ou qui commet des violences physiques, psychologiques ou sexuelles ou des actes cruels susceptibles de nuire à son développement normal, peut être sanctionné pour infraction à cette loi.
Les actes interdits par la Loi sur la protection de l’enfance sont les suivants.
2. Faire accomplir à un enfant des actes obscènes, servir d’intermédiaire à de tels actes ou commettre à l’encontre d’un enfant des actes d’abus sexuel tels que du harcèlement sexuel
3. Commettre des actes de maltraitance physique qui causent des lésions corporelles à un enfant ou portent atteinte à sa santé physique ou à son développement
4. Commettre des actes de maltraitance psychologique portant atteinte à la santé mentale ou au développement d’un enfant
5. Abandonner un enfant placé sous sa protection ou sa surveillance, ou négliger sa protection, son éducation, ses soins et son instruction essentiels, notamment son alimentation, son habillement et son logement
6. Présenter en public un enfant handicapé
7. Faire mendier un enfant ou l’utiliser pour mendier
8. Faire exécuter à un enfant, à des fins de divertissement ou de spectacle public, des acrobaties nuisibles à sa santé ou à sa sécurité, ou remettre l’enfant à un tiers à cette fin
9. Pour toute personne autre qu’un organisme de placement dûment habilité, organiser la prise en charge d’un enfant et obtenir, demander ou se faire promettre de l’argent ou des biens en contrepartie
10. Utiliser à des fins autres que celles prévues l’argent ou les biens donnés ou versés au bénéfice d’un enfant
Faits allégués de contrainte ou d’entremise à des actes obscènes impliquant un enfant et de harcèlement sexuel à son encontre
Parmi les actes constitutifs d’une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance, la personne était soupçonnée d’avoir contraint un enfant à des actes obscènes, d’avoir servi d’intermédiaire à de tels actes et d’avoir notamment commis des faits de harcèlement sexuel à son encontre.
1. Qu’entend-on par le fait de contraindre un enfant à des actes obscènes ?
▶ Notion
Il s’agit de contraindre un enfant, par des moyens coercitifs ou trompeurs, à accomplir des actes obscènes ou sexuels.
Sont notamment concernés les actes consistant à imposer une exhibition sexuelle, la masturbation ou des expressions à caractère sexuel, même en l’absence d’acte sexuel direct.
▶ Exemples
Donner en ligne à un enfant l’instruction de filmer des actes sexuels
Menacer l’enfant ou lui dire que sa famille subira un préjudice s’il refuse
2. Qu’entend-on par l’entremise à des actes obscènes impliquant un enfant ?
▶ Notion
Il s’agit de mettre en relation un enfant avec un tiers afin d’organiser ou de faciliter des actes obscènes impliquant cet enfant.
Cette conduite s’apparente à l’« entremise à la prostitution », mais elle est sanctionnée beaucoup plus sévèrement lorsqu’elle concerne un enfant.
▶ Exemples
Organiser, au moyen d’un réseau social, d’une application de messagerie ou d’un service analogue, une rencontre entre un enfant et un homme adulte
Mettre en relation un enfant avec des personnes recherchant des services sexuels sous couvert d’une « rencontre rémunérée » ou d’un « emploi à temps partiel »
3. Qu’entend-on par le harcèlement sexuel à l’encontre d’un enfant ?
▶ Notion
Il s’agit d’adresser à un enfant des paroles ou des comportements sexuels non désirés qui suscitent chez lui un sentiment d’humiliation, de dégoût ou de menace.
Les comportements verbaux, physiques et visuels sont tous concernés. Un acte unique peut constituer du harcèlement sexuel, même s’il n’est pas répété.
▶ Exemples
Tenir des propos tels que « tu as une belle poitrine » ou « quand tu seras grande, deviens ma petite amie »
Montrer des photographies, des vidéos ou d’autres contenus à caractère sexuel
Lorsque ces faits sont établis, leur auteur encourt, en vertu de la Loi sur la protection de l’enfance, une peine d’emprisonnement maximale de 10 ans ou une amende pénale maximale de 100 millions de wons sud-coréens.
3. Défense en appel contre la peine d’emprisonnement ferme prononcée pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance
L’avocat spécialisé en droit pénal a élaboré une stratégie afin de demander l’annulation de la peine d’emprisonnement ferme et son remplacement par une peine assortie d’un sursis à l’exécution.
Reconnaissance des faits constitutifs de l’infraction à la Loi sur la protection de l’enfance
Au stade de l’appel, l’avocat spécialisé en droit pénal a convaincu la personne de reconnaître les faits qui lui étaient reprochés et d’exprimer ses remords.
Cette personne souffrait d’une dépression sévère liée à son environnement familial.
Le jour des faits, alors qu’elle marchait près du tunnel où ceux-ci se sont produits, elle a croisé la victime.
La victime, qui semblait penser que cette personne la suivait, lui jetait des regards furtifs.
À cette vue, la personne aurait éprouvé une satisfaction inexplicable et aurait estimé, à tort, pouvoir résoudre ses difficultés sans dépendre de médicaments psychiatriques.
Par la suite, lorsqu’elle se trouvait dans une situation stressante, elle se rendait dans ce tunnel et, si elle apercevait la victime, la suivait en la regardant de la tête aux pieds.
La personne éprouvait un sentiment de supériorité en voyant la victime manifester de l’inquiétude et de la peur à son égard. Elle a toutefois pris conscience du caractère fautif de son comportement, exprimé ses remords, adressé une lettre d’excuses à la victime et versé une somme dans le cadre d’un accord transactionnel.
Absence de conscience du caractère d’abus sexuel du comportement
Tout en reconnaissant les faits reprochés, l’avocat spécialisé en droit pénal a souligné que la personne ignorait totalement que son comportement pouvait être qualifié d’abus sexuel.
Il a demandé à la juridiction de tenir compte du fait que cette personne avait seulement cherché à soulager son stress en voyant l’inquiétude de la victime, qu’elle éprouvait de la culpabilité pour avoir suscité cette inquiétude par son comportement et qu’elle exprimait des remords, afin de faire preuve de clémence.
4. Résultat de l’appel de la personne poursuivie pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance

La personne condamnée à une peine d’emprisonnement ferme pour infraction à la Loi sur la protection de l’enfance a obtenu en appel, avec l’assistance d’un avocat spécialisé en droit pénal, une décision assortissant sa peine d’un sursis à l’exécution.
Alors qu’une peine d’emprisonnement ferme avait été prononcée, celle-ci a été remplacée en appel par une peine assortie d’un sursis à l’exécution.
Les infractions à la Loi sur la protection de l’enfance sont sévèrement sanctionnées en raison du fait qu’elles visent des enfants.
Dans une situation comparable, il importe de définir une stratégie adaptée aux circonstances et de prendre les mesures appropriées plutôt que de contester systématiquement les faits reprochés.
Le Cabinet d’avocats Daeryun examine les circonstances et le contenu de chaque affaire afin d’élaborer des mesures adaptées à la situation de la personne concernée.
Lorsqu’une assistance est nécessaire en raison de faits susceptibles de constituer notamment une infraction à la Loi sur la protection de l’enfance, il est possible de 🔗prendre rendez-vous pour une consultation juridique.

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
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