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Affaires et dossiers

Annulation de la décision suspendant le droit d’exercer attaché à la licence médicale

Suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale | Annulation, par voie contentieuse administrative, de la suspension visant un professionnel de santé pour acte médical sans licence

Cette affaire concerne un client faisant l’objet d’une suspension du droit d’exercer attaché à sa licence médicale, que nous avons assisté afin d’obtenir l’annulation de cette décision dans le cadre d’un contentieux administratif. Il a été établi que les actes du client ne constituaient pas des actes médicaux sans licence.

CONTENTS
  • 1. Client ayant fait l’objet d’une suspension du droit d’exercer attaché à sa licence médicale
    • - Questions fréquemment posées concernant l’affaire
  • 2. Stratégie de Daeryun en vue de l’annulation de la suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale
    • - Argument tiré de la finalité de l’interdiction des actes médicaux sans licence
    • - Mise en évidence du sens propre de la notion d’acte médical
  • 3. Annulation judiciaire de la suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale
    • - Modalités de réaction à une suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale

1. Client ayant fait l’objet d’une suspension du droit d’exercer attaché à sa licence médicale

Client ayant sollicité une assistance à la suite de la suspension du droit d’exercer attaché à sa licence médicale

Cette affaire concerne un client ayant fait l’objet d’une décision suspendant le droit d’exercer attaché à sa licence médicale.

Le client, dermatologue, avait lui-même acheté et pris des médicaments soumis à prescription afin de traiter un problème de santé personnel.

Bien qu’il n’ait jamais examiné de patient, ni prescrit ou vendu ces médicaments, une décision du parquet coréen de suspendre l’exercice de l’action publique a été rendue à son encontre pour des actes médicaux sans licence. Sur ce fondement, le ministère de la Santé et du Bien-être de la République de Corée a suspendu le droit d’exercer attaché à sa licence médicale.

Estimant cette décision injustifiée, le client a sollicité l’assistance de Daeryun.


▶Motif de la suspension visant le client

Le ministère de la Santé et du Bien-être a estimé que le client avait accompli des actes médicaux hors du champ couvert par sa licence.

Il a donc considéré que le client avait enfreint l’article 27 de la Loi sur les services médicaux de la République de Corée, qui interdit aux professionnels de santé d’accomplir des actes médicaux hors du domaine pour lequel ils sont titulaires d’une licence, et a prononcé la suspension de son droit d’exercer.

Questions fréquemment posées concernant l’affaire

Q. Quels sont les motifs de suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale d’un médecin ?

R. Les motifs prévus par la Loi sur les services médicaux sont les suivants.


-Acte médical sans licence, qu’il s’agisse d’un acte accompli sans licence ou hors du champ couvert par celle-ci

-Falsification d’un dossier médical

-Comportement portant atteinte à la dignité professionnelle, y compris des infractions fortement réprouvées par la société telles que les infractions sexuelles ou la conduite sous l’emprise de l’alcool

-Toute autre violation de la Loi sur les services médicaux ou des prescriptions connexes


La durée de la suspension peut atteindre 1 an et varie selon la gravité de la violation.

Q. Quelle est la différence entre la suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale et le retrait de cette licence ?


R. La différence est la suivante.


-Suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale : acte administratif interdisant l’exercice d’actes médicaux pendant une période déterminée. La licence retrouve ses effets à l’expiration de cette période.

-Retrait de la licence médicale : mesure mettant fin à la licence elle-même et limitant sa réattribution pendant une période déterminée.


Q. Dans quels cas une suspension peut-elle conduire au retrait de la licence médicale ?


R. Selon l’article 65 de la Loi sur les services médicaux, une suspension peut conduire au retrait de la licence dans les cas suivants.

-Lorsque des actes médicaux sont accomplis pendant la période de suspension

-Lorsque la personne a fait l’objet d’une suspension au moins trois fois

Dans ces situations, la licence elle-même peut être retirée au lieu de faire l’objet d’une simple suspension. Une vigilance particulière est donc nécessaire.

Q. Un établissement de santé peut-il continuer à fonctionner pendant la suspension du médecin ?

R. Une décision de suspension signifie en principe que le médecin ne peut pas accomplir d’actes médicaux.

La suspension vise donc le professionnel de santé lui-même et non l’établissement de santé.

Le médecin concerné ne peut pas assurer personnellement les soins, mais l’établissement peut continuer à fonctionner s’il emploie un médecin remplaçant.

Q. Comment réagir en cas de décision de suspension ?


R. Lorsqu’une suspension est envisagée, il importe de présenter des observations dès la notification préalable ou l’audition et d’exposer suffisamment les faits et les arguments juridiques.


Si une décision injustifiée est rendue, elle peut être contestée au moyen d’un recours administratif devant l’autorité administrative ou d’un contentieux administratif.


Une suspension étant souvent liée à une procédure pénale, il est particulièrement important de définir une stratégie de réponse dès le début.

2. Stratégie de Daeryun en vue de l’annulation de la suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale

Intervention de Daeryun en vue de l’annulation de la suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale

Afin d’obtenir l’annulation de la décision, les avocats de Daeryun intervenant en droit médical et en droit administratif ont démontré que les actes du client ne constituaient pas des actes médicaux sans licence.

Argument tiré de la finalité de l’interdiction des actes médicaux sans licence

L’interdiction des actes médicaux sans licence vise à prévenir les risques pour la vie et l’intégrité physique d’autrui ainsi que pour la santé publique.

L’avocat chargé de l’affaire a soutenu que la prise d’un médicament par le client pour son propre usage était sans rapport avec autrui ou avec la santé publique et ne pouvait donc pas être qualifiée d’acte médical sans licence.

▶ Jurisprudence pertinente

Dans une affaire où un dentiste avait lui-même acheté et pris un produit contre la chute des cheveux, le tribunal administratif de Séoul de la République de Corée a estimé qu’un acte accompli sur soi-même n’était pas directement lié à la finalité de la réglementation des actes médicaux sans licence. Il a donc annulé la décision de suspension. (jugement 2024구합56030 rendu le 16 janvier 2025 par le tribunal administratif de Séoul)

Dans une autre affaire, où un médecin avait acheté un traitement contre la chute des cheveux et se l’était administré, le tribunal de district de Daegu a jugé qu’étendre la notion d’acte médical sans licence aux actes accomplis sur soi-même était contraire au principe de légalité des délits et des peines. Il a rendu une décision déclarant le médecin non coupable. (jugement 2023고정54 rendu le 14 avril 2023 par le tribunal de district de Daegu)

Mise en évidence du sens propre de la notion d’acte médical

Au sens de la Loi sur les services médicaux, un « acte médical » ne désigne pas le simple fait de prendre un médicament. Il s’agit d’un ensemble d’actes consistant, sur le fondement de connaissances médicales spécialisées, à diagnostiquer la maladie d’autrui, à expliquer son état et à le traiter notamment par une prescription, l’administration d’un médicament ou une intervention chirurgicale.

Les actes médicaux sont soumis à une réglementation juridique parce qu’ils influent directement sur la vie et l’intégrité physique d’autrui et sont susceptibles de présenter des risques pour la santé publique.


En revanche, le client s’était contenté d’acheter et de prendre un médicament pour traiter sa propre santé, sans examiner une autre personne ni lui prescrire quoi que ce soit.

L’avocat chargé de l’affaire a souligné que fonder la suspension sur la prise personnelle d’un médicament, qui peut difficilement être considérée comme un acte médical au regard des conceptions sociales communément admises, constituait une interprétation excessive dépassant la finalité de la réglementation établie par la Loi sur les services médicaux.

Il a également soutenu que certains risques susceptibles de découler de cette prise personnelle étaient déjà régis par des lois distinctes, notamment la Loi sur les affaires pharmaceutiques et la Loi sur le contrôle des stupéfiants. Il n’était donc pas justifié d’étendre à nouveau cette situation à la notion d’acte médical sans licence au sens de la Loi sur les services médicaux.

3. Annulation judiciaire de la suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale

Dans cette affaire de suspension du droit d’exercer attaché à une licence médicale, le tribunal a jugé que l’achat et la prise par un médecin de médicaments soumis à prescription pour son propre usage ne pouvaient pas être qualifiés d’actes médicaux sans licence au sens de la Loi sur les services médicaux.

Accueillant les arguments de Daeryun, il a reconnu que la prise d’un médicament par une personne pour elle-même ne présentait aucun risque pour la vie ou l’intégrité physique d’autrui ni pour la santé publique, et qu’elle relevait de la sphère personnelle et privée.

Le tribunal a donc jugé illégale la décision par laquelle le ministère de la Santé et du Bien-être avait suspendu le droit d’exercer du client, et l’a annulée.

La portée de cette affaire est la suivante.

▶L’article 27 de la Loi sur les services médicaux interdit les actes médicaux sans licence afin de prévenir les risques que ces actes pourraient faire peser sur la vie et la santé d’autrui

▶La prise personnelle d’un médicament est dépourvue de lien direct avec de tels risques

▶Les dispositions prévoyant une peine ou une sanction administrative doivent faire l’objet d’une interprétation stricte, sans interprétation extensive ou par analogie, conformément au principe de légalité des délits et des peines

Modalités de réaction à une suspension du droit d’exercer attaché à la licence médicale

Après réception d’une notification de suspension du droit d’exercer attaché à une licence médicale, il est d’abord possible de participer activement aux procédures de notification préalable, de présentation d’observations et d’audition.

À ce stade, il importe de clarifier les faits et de produire des éléments afin d’éviter que la décision ne repose sur un malentendu ou sur des faits inexacts défavorables à l’intéressé.

Une personne non juriste peut toutefois éprouver des difficultés à traiter elle-même des questions juridiques telles que l’existence d’une violation de la Loi sur les services médicaux.

Une réponse inadaptée peut conduire à ce que la suspension devienne définitive, voire à l’apparition d’un motif de retrait de la licence médicale.

Lorsqu’une décision est considérée comme injustifiée, elle doit donc être contestée sans tarder au moyen d’un recours administratif devant l’autorité administrative ou d’un contentieux administratif. L’assistance d’avocats intervenant en droit médical et en droit administratif est nécessaire au cours de cette procédure.

Le Cabinet d'avocats Daeryun coordonne l’intervention d’avocats en droit médical et en droit administratif afin de fournir des services comprenant notamment ▲la contestation des décisions de suspension ou de retrait de la licence médicale ▲la représentation dans les procédures de recours administratif et de contentieux administratif ▲le conseil relatif à la Loi sur les services médicaux et la gestion des risques, dans le but de protéger les droits et intérêts de ses clients.

의사면허정지 | 무면허의료행위로 면허정지 의료인, 행정소송으로 처분 취소

Ce contenu est basé sur des études de cas réelles de Cabinet d’avocats Daeryun avec quelques adaptations, et les droits d'auteur appartiennent à notre cabinet.
Toute reproduction, duplication ou distribution non autorisée et toute autre violation des droits d'auteur peuvent entraîner des poursuites judiciaires en vertu des lois applicables.

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